L’ONDIF revient !

event4 octobre 2018

On se souvient de ce gymnase Jean Allasseur comble et de la standing ovation qui avait suivi sa prestation en mars dernier. Preuve qu’une grande histoire entre le public monterelais et l’Orchestre National d’Ile-de-France (ONDIF) était en train de se nouer. Ce samedi 13 octobre, l’ensemble et ses 80 musiciens seront de retour avec un programme autour de Beethoven, toujours au tarif exceptionnel d’un euro !

Programme

Et quel programme puisque l’orchestre jouera l’ouverture de «Guillaume Tell» de Gioacchino Rossini puis le Concerto pour piano n°3 en ut mineur op.37 et la célèbre Symphonie n°5 en ut mineur op.67 de Ludwig van Beethoven.

Concerto. Composé en 1803, ce 3e concerto constituait, pour l’époque, une véritable révolution du genre. Exit la conversation entre le soliste et l’orchestre, place au combat où le soliste s’oppose à la masse des musiciens. Le pianiste y démontre que, même seul et totalement isolé, il peut rivaliser avec le monde qui l’entoure. C’est d’ailleurs Beethoven lui-même qui y assurait la partie de soliste. Le génie condamné à la surdité avait ainsi réussi à transcender son handicap !

Symphonie. L’année d’après, il entamait l’écriture de la symphonie la plus connue de toute l’histoire de la musique : la 5e, dite «Symphonie du destin». Autre révolution musicale que cette œuvre s’ouvrant sur ces quatre notes – 3 sol brefs suivis d’un mi bémol long – et qui semble avoir été écrite pour placer d’emblée l’auditeur dans la gravité que requiert l’inéluctabilité du Destin. C’est la première symphonie «cyclique» de l’histoire avec la célèbre cellule rythmique du 1er mouvement que l’on retrouve dans toute la symphonie, lui donnant une grande unité.

Direction

à la baguette : Enrique Mazzola ! Chef d’orchestre parmi les plus dynamiques et novateurs de sa génération, Enrique est un grand spécialiste de la musique contemporaine et des répertoires classique et romantique. Il est directeur musical de l’Orchestre national d’Île-de-France depuis 2012. Après des débuts remarquables au Metropolitan Opera de New York, puis à Chicago, Berlin et Zürich ainsi qu’au Théâtre du Bolshoï, il entame un tour du monde qui le mène de Tokyo à la Scala de Milan en passant par Oslo, Bruxelles ou encore Prague… Désormais, il triomphe avec l’Orchestre national d’Île-de-France aux 4 coins de l’Europe. Né de parents italiens et grand amoureux de la France, il a même obtenu la nationalité française en juin dernier.

Soliste

Pour interpréter d’aussi puissantes œuvres, il fallait un soliste d’exception. Ce sera Cédric Tiberghien ! Pianiste français, riche d’une grande carrière internationale, il a joué dans les salles les plus prestigieuses du monde : Carnegie Hall à New York, Kennedy Center à Washington, Musikverein de Vienne, Salle Pleyel et Théâtre des Champs-Elysées à Paris, Royal Albert Hall à Londres, Philharmonie et Konzerthaus à Berlin… Son autorité, l’équilibre royal de son jeu, sa maîtrise du temps, des rapports de masse, des registres du clavier, du jeu de pédales, de la dynamique, des phrasés, l’attention qu’il porte au moindre détail sans jamais perdre le fil d’un discours qu’il projette avec une conviction sans faille font de lui l’un des grands virtuoses de sa génération. Parmi ses performances de la saison, citons le London Symphony Orchestra et l’Orchestre philharmonique de Rotterdam. Il a récemment été primé de quatre «Diapason d’Or» pour ses enregistrements solo sur Hyperion. Bref, c’est le frisson garanti !

Samedi 13 octobre à 20h30

Centre Omnisports J. Allasseur

Tarif : 1 euro !

Info-résas : 01 64 70 44 14